Le stade olympique de Londres sera désormais dédié au football, au rugby et à l’athlétisme, il devient le centre national de compétition de la Fédération Britannique.

 

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C’est évidemment à Mo Farah qu’est revenu le privilège d’immortaliser l’accord passé entre la Fédération Britannique et les gestionnaires du Stade Olympique. Le double champion olympique entretient une relation très particulière avec cette enceinte qui l’a vu à deux reprises se parer d’or.

Dès ce mois de juillet, le meeting Diamond League et les Sainsbury Anniversary Games auront le privilège de débuter cette collaboration.

Mais le vrai cap sera franchi en 2016. La Fédération Britannique s’est battue pour obtenir le droit de disposer du stade durant un mois par an et l’a obtenu pour 50 ans !
Avec l’ambition que ce lieu devienne le cœur vibrant de l’athlétisme en Angleterre. Le futur projet est à affiner, mais les Anglais se verraient bien bâtir un festival de plusieurs semaines, qui drainerait athlètes et passionnés.

Un festival d’athlétisme pendant 4 semaines

L’athlétisme a su tirer son épingle du jeu, pour trouver sa place dans un si bel écrin, convoité de tous. Le foot s’y taille la part du lion, le stade devenant celui du club « West Ham United », alors que le rugby sera présent par l’accueil de matches de la Coupe du Monde.

Londres rompt avec les dérapages constatés dans le passé, lorsque des stades olympiques se sont mués en édifices inoccupés, comme à Montréal ou à Athènes, où la reconversion n’avait pas été anticipée à l’avance.

La capitale britannique confirme ainsi sa totale maîtrise des JO qui lui ont ramené beaucoup d’argent, comme le rappelle David Owen, un journaliste britannique, s’appuyant sur une étude de la mairie londonienne qui chiffre à 14.2 milliards de livres les bénéfices atteints en deux ans, alors que l’objectif s’élevait à 11 milliards de livres sur quatre ans.
London 2012 rime donc avec rentabilité. Et c’est une notion n’a pas manqué d’être intégré dans l’étude de faisabilité sur la candidature de Paris 2024.

Texte : Odile Baudrier

Photo : Gilles Bertrand