La spécialiste des haies espagnole Josephine Onyia compte parmi les 18 athlètes contrôlés positifs après l’analyse rétroactive des échantillons des Jeux Olympiques de Pékin. Une annonce sans grande importance pour elle : elle est suspendue à vie depuis l’été 2015, et il s’agit en réalité de son 5ème contrôle positif !

 

Joséphine Onyia

Joséphine Onyia

Le cas de Josephine Onyia peut être qualifié d’anthologie. Elle compte trois contrôles positifs la même année, en 2008. Le 3ème contrôle vient juste d’être connu. Il résulte de l’analyse rétroactive des échantillons des JO de Pékin, qui concerne 15 athlètes. Le Comité Olympique Italien a confirmé la présence d’un membre de l’équipe olympique espagnole dans ce team de tricheurs. Et le journal « Marca» a révélé l’identité de la hurdleuse, comme l’a souligné le site « Inside The Games »

L’ancienne athlète du Nigeria avait opté pour la nationalité espagnole en 2007, et dès l’année suivante, elle plongeait dans le très glauque. Après un début de saison tonitruant, elle pointe en 12’’50 début juin, c’est un nouveau record d’Espagne, elle est contrôlée positive au methylhexaneamine lors du Meeting de Lausanne, le 2 septembre, puis quelques jours plus tard, le 13 septembre, on retrouve du Clenbutérol dans son prélèvement effectué après la finale du Grand Prix à Stuttgart, qu’elle avait remportée. Et on apprend maintenant qu’en réalité, dès la mi-août, aux JO de Pékin, où elle avait été demi-finaliste, elle était positive.

A l’époque malgré ses premiers deux faux pas, la Fédération Espagnole avait d’abord refusé de la suspendre, en arguant de deux contrôles négatifs constatés dans les mêmes périodes… Et ce ne sera qu’après un appel de l’IAAF auprès du Tribunal Arbitral du Sport que Josephine Onyia se voyait suspendue pour deux ans.

A nouveau positive en 2011, puis en 2015 !!

Mais à son retour, fin 2010, il s’avère vite que la hurdleuse n’a pas vraiment changé ses mauvaises habitudes. Dès le mois de juillet 2011, la voilà à nouveau positive, cette fois, il s’agit de fordimethylpentylamine, avec en conclusion une nouvelle sanction prononcée par la Fédération Espagnole, et limitée à deux ans alors qu’elle aurait pu être de quatre ans.

Sa reprise en 2014 témoigne d’une certaine constance dans la dérive de la tricherie. Pour preuve, à l’été 2015, ce sont des stéroïdes anabolisants qu’on lui détecte à l’issue du championnat national espagnol. Ce 4ème contrôle positif débouche sur une suspension à vie, une sanction concernant actuellement une trentaine d’athlètes et trois coachs.

Autant dire que l’annonce de son 5ème contrôle positif ne changera pas grand-chose pour Josephine Onyia. Mais qu’il fait frémir sur la fiabilité des contrôles et sur la pertinence des sanctions….

 Texte : Odile Baudrier
 Photo : D.R.

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