Les sélections américaines pour les J.O. de Rio, auront lieu début juillet 2016 pour l’athlétisme. Mais avant cela, le 13 février prochain, Los Angeles organisera les Trials en accueillant les 300 coureurs qui ont déjà réussi les minima sur marathon. Le compte à rebours est déjà lancé.  

 

Alors qu’en France les critères chronométriques ou métriques ne sont pas encore connus pour se qualifier en vue des J.O. de Rio, aux Etats Unis, le principe est simple, claire et immuable.

La fameuse règle de trois consiste en effet à retenir les trois premiers de chaque discipline lors des Trials, ces championnats américains organisés pour le marathon puis pour les épreuves d’athlétisme.

Pour la prochaine olympiade, ces Trials auront le 3 février pour le marathon disputé dans les rues de Los Angeles et du 1er au 10 juillet à Eugene dans la Track Town pour l’athlétisme.

Concernant le marathon, le temps de qualification aux Trials est pratiquement écoulé. Ils sont ainsi 136 hommes et 163 femmes (chiffres au 20 juillet) à avoir réussi les minima fixés pour les hommes à 2h 18’ et 2h 43’ chez les femmes ainsi que 1h 05’ et 1h 15’ sur semi marathon. A titre de comparaison, seuls 12 marathoniens français hommes et femmes confondus ont réussi en 2015 ces chronos « standard ».

Avec près de 300 coureurs, le marathon américain offre une densité exceptionnelle

Disputée en 2012 à Houston dans la capitale du Texas, c’est donc Los Angeles qui accueillera cette épreuve, véritable célébration et glorification de l’histoire du marathon aux Etats Unis. Sont ainsi réunies toutes les vieilles gloires de la discipline de Franck Shorter à Joan Benoit Samuelson qui sera à cette occasion la guest star de ces Trials, 31 ans après sa victoire lors du premier marathon olympique enfin ouvert aux femmes.

C’est un parcours « spectacle » qui a été conçu au cœur même de Los Angeles entre Downtown  et l’emblématique Coliseum notamment avec une boucle de 6 miles (9,6 km) à effectuer 4 fois avant de revenir vers Figueroa Street où sera jugée l’arrivée.

Comme le prouve le nombre de coureurs ayant réussi ces minima, près de 300, le marathon américain offre une densité exceptionnelle pour la strate haut-niveau avec au sommet de la pyramide, Shalane Flanagan 2h 21’14» toujours sur la front line, 4 ans après avoir remporté les Trials en 2012. Chez les hommes,  cette sélection s’annonce beaucoup plus ouverte et disputée. Meb Keflezighi fringuant mais vieillissant, aura du mal à garder son leadership alors que Dathan Ritzenhein semble être le grand prétendant à la victoire après s’être qualifié en 2008 mais échouant  d’un cheveu en 2012, 4ème, noyé dans un torrent de désillusion. Témoin sacrifié et crucifié de cette fameuse règle de trois à la fois impitoyable mais théâtrale. Dans la capitale du cinéma, ce marathon s’annonce royal.

 

> Texte et photos : Gilles Bertrand