L’IAAF a déposé un appel pour s’opposer aux décisions de la fédération russe sur les suspensions de six athlètes, refusant de valider les sanctions « en pointillé » prononcées, qui leur permettaient ainsi de conserver leurs titres mondiaux.

 

La Russie mise en cause par l'IAAF pour ses sanctions anormales

La Russie mise en cause par l’IAAF pour ses sanctions anormales

Le signal envoyé par l’IAAF est très fort. Un message pour signifier qu’une certaine époque est révolue. Celle de la protection indue de la Fédération Russe.

La RUSADA, la Fédération Russe d’athlétisme, se voit assigné auprès du Tribunal Arbitral du Sport à Lausanne par la fédération internationale qui conteste ses décisions, concernant cinq marcheurs, et Yuliya Zaripova, la spécialiste du steeple.

Les sanctions prononcées à leur encontre n’ont pas manqué de susciter un  vrai étonnement compte tenu qu’elles sont définies « en pointillé ». Dans une même année, certains mois sont annulés, car sous le coup du dopage, et d’autres périodes intercalées demeurent comme valides. Comme si l’athlète changeait de statut en quelques jours… Un stratagème grossier permettant à certains athlètes de conserver leurs titres et médailles !

Face aux critiques, la RUSADA a bien tenté de valider la thèse de contrôles décidés à partir des vérifications du passeport biologique, mais une telle théorie n’a pas résisté longtemps face à l’analyse menée par les experts de l’IAAF.

Thomas Capdevieille, le nouveau boss de l’anti dopage à l’IAAF, avait averti en février dernier, une remise en cause des sanctions serait effectuée si besoin. Et besoin, il y a eu. L’IAAF refuse de cautionner une telle méthode et le fait dire, évoquant « une annulation sélective de résultats ».

Mais la RUSADA n’a rien voulu entendre, et a maintenu ces suspensions en dents de scie. L’IAAF a alors tapé du point sur la table en déposant un appel de ces décisions auprès du TAS.

Un geste fort qui veut montrer que les chasses gardées n’existent plus et que certaines règles se doivent d’être respectées….

Qui s’en plaindra ?

    Texte : Odile Baudrier

    Photo : Gilles Bertrand