Le Ministre des Sports du Japon a présenté sa démission après le fiasco du stade olympique de Tokyo 2020. Une enquête l’a déclaré responsable de l’annulation du projet, à la suite de l’explosion du coût de construction. Il remboursera six mois de salaire !

 

Le projet futuriste du stade olympique de Tokyo.

Le projet futuriste du stade olympique de Tokyo, annulé en juillet

Le stade olympique de Tokyo 2020 aura coûté son poste de Ministre à Hakubun Shimomura. Celui-ci a présenté sa démission après avoir été pointé du doigt comme responsable du fiasco autour de cette construction.

En juillet, le Premier Ministre avait pris la décision d’annuler le projet conçu par l’architecte Zaha Hadid, Britannique et Iranienne, au motif que son coût avait explosé, augmentant de plus de 40% par rapport au budget initial, pour atteindre un prix évalué à 2 milliards de dollars.

Cette décision brutale provoquait un gros choc aux organisateurs de Tokyo 2020, se retrouvant ainsi démunis, et les conséquences apparaissaient lourdes également pour le comité d’organisation de la Coupe du Monde de Rugby programmé pour 2019, et se retrouvant ainsi sans stade à leur disposition pour abriter les matches.

Le Ministre remboursera six mois de salaire !

Face à un tel fiasco, il fallait bien sûr trouver un responsable. Ce sera donc le Ministre des Sports qui paie la note. Il s’est même engagé à restituer son salaire de ministre de ces six derniers mois, soit 7500 dollars…

Le geste est symbolique. Les enjeux financiers découlant de cette annulation sont énormes. Le report de matchs de rugby dans d’autres stades diminue la capacité d’accueil et donc les recettes de billetteries.

Côté JO, l’inquiétude n’est pas moindre. Le nouveau projet de stade n’est pas encore décidé, et les premières prévisions donnaient une livraison en avril seulement pour une cérémonie d’ouverture des JO prévue le 24 juillet 2020. Le CIO est monté au créneau pour exiger que le stade soit achevé dès janvier, manière de sécuriser les préparatifs des Jeux Olympiques.

  • Texte : Odile Baudrier
  • Photo : D.R.