Larbi Es Sraidi est suspendu pour la 2ème fois de sa carrière, la première fois remonte à 2010. Cette première sanction avait été entourée de quelques péripéties.

 

Il s’agit de la deuxième suspension pour dopage de Larbi Es Sraidi, déjà sanctionné de mars 2010 à novembre 2011. Pour la retrouver, il faut fouiller encore plus loin, les décisions anciennes ne figurant plus sur le site de la FFA, et les biographies des athlètes suspendus gommant aussi ces informations. L’imbroglio est total à considérer qu’en réalité, en 2006, Larbi Es Sraidi était encore de nationalité marocaine, mais que ses performances de ces années-là figurent tout de même sur sa fiche FFA…

Cette première suspension avait été prononcée à l’encontre de Larbi Es Sraidi après une décision du Conseil d’Etat qui annulait un jugement du Tribunal Administratif de Marseille qui avait décidé de l’annulation de la décision de l’AFLD de mars 2006. En résumé, Larbi Es Sraidi sanctionné en mars 2006 avait fait appel de cette décision, mais se voyait débouté, et sa suspension s’effectuait finalement quatre ans après les faits. La première sanction aurait dû l’éloigner de l’athlétisme du 22 février 2006 au 21 février 2008.

Durant ces quatre ans, Larbi Es Sraidi avait poursuivi sa carrière très normalement, comme en témoignent les performances figurant sur sa fiche FFA. Corrida de Houilles, 10 km de Marseille, d’Alès, Marseille-Cassis, Marvejols-Mende, semi de Lyon, semi de Lille, et aussi des cross en pagaille, et de la piste.

Larbi Es Sraidi sillonne la France dans tous les sens, et s’aligne également sur des marathons à l’étranger, comme à Amsterdam, en 2007 (2h16’49’’) ou à Madrid en 2008 (2h16’48’’), ou encore Utrecht en avril 2009 où il réalise son record avec 2h10’08’’.

En janvier 2010, juste avant que le Conseil d’Etat confirme sa sanction, il était également présent au marathon de Dubaï, couru en 2h13’, et il reprendra la compétition au Marathon de Beyrouth qu’il court en 2h14’42, le 27 novembre 2011, soit 12 jours après la fin de sa sanction…

C’est au Furosemide, un diurétique que Larbi Es Sraidi avait été contrôlé, un produit souvent désigné comme masquant d’autres produits plus « lourds ».

Au moment de son contrôle positif, Larbi Es Sraidi évoluait sous les couleurs de la Légion Etrangère. Il en sortait cette année-là pour intégrer le club du Pontet pendant 2 ans avant de mettre le cap sur le Mans.

  • Texte : Odile Baudrier
  • Photo : D.R.