Un nouveau cas de dopage au Maroc vient d’être révélé. Une athlète de second rang a été contrôlée positive lors d’un cross, le produit incriminé étant le GW1516 que l’on associe habituellement à l’Aicar.

 

L’Aicar et la GW1516 sont détectables depuis l’été 2014. Après de longues recherches, le laboratoire de Cologne avait pu mettre au point un test fiable permettant d’identifier ces deux molécules utilisées depuis presque une décennie dans les sports d’endurance, le cokctail qualifié de miracle pour augmenter la masse musculaire, faciliter le transport d’oxygène, tout en brûlant les graisses. Deux produits portés sur la liste noire des substances dopantes depuis 2009 et qui sculptaient des physiques très distinctifs de coureurs cyclistes et à pied étonnamment maigres tout en affichant des qualités de vitesse et d’endurance exceptionnelles.

C’est au Maroc que tout dernièrement un contrôle anti dopage a permis de déterminer l’usage de la GW1516.

C’est une athlète que l’on peut qualifier de second rang qui a été pincée par la brigade anti dopage lors d’un cross national marocain, à Khourigba. Preuve en cela que l’usage de ces molécules est toujours en vigueur mais qu’elles ne sont plus seulement réservées à l’élite du sport professionnel comme c’était le cas lorsque le voile fut levé sur cet usage prohibé. On le surnommait alors le dopage du riche, ou dopage de luxe, compte tenu des coûts excessifs des cures. Précisons que l’Aicar n’a jamais été testé sur l’homme mais dont les effets secondaires constatés sur les souris présentent de réels dangers. Le chercheur Patrick Laure déclarait à Libération en 2013 : « Les dangers sont multiples et vont de la toxicité cardiaque aux effets cutanés et, plus grave, à des tumeurs cérébrales, cardiaques ou du foie, avec de lourds problèmes hépatiques. Les sportifs sont d’autant plus fous de les utiliser qu’ils mélangent souvent plusieurs produits dopants ».

Ces deux produits qui n’ont jamais été commercialisés à des fins médicales, se trouvent en vente au marché noir via des sites internet, sans oublier les forums qui permettent de mieux comprendre leur usage. Ce qui explique une diffusion plus large dans la sous-couche des athlètes qui aspirent ainsi au haut niveau mondial.

L’athlète marocaine en question dont l’identité n’a pas été révélée, avait glané quelques médailles dans des championnats de seconde zone. Ce nouveau cas de dopage met une nouvelle fois le Maroc dans l’embarras, la Fédération Marocaine ayant refusé de s’exprimer face aux questions de la presse.

> Rédaction SPE15

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