Hassan Chahdi et Jean-Claude Vollmer, sur tapis volant

22 mars 2016
Hassan Chahdi lors de dernière séance de préparation avant le Mondial de semi marathon

Hassan Chahdi lors de sa dernière séance de préparation avant le Mondial de semi marathon

Après son nouveau titre de champion de France de cross, Hassan Chahdi se prépare pour le championnat du monde de semi-marathon, et pour son premier marathon, le véritable objectif de sa saison. C’est aux côtés de Jean-Claude Vollmer, à l’INSEP, que le jeune homme s’est préparé selon une méthode originale, incluant beaucoup de travail sur tapis roulant.

 

Les immenses photos de quelques grands talents sportifs français trônent, un tantinet délavées, sur le grillage d’enceinte de l’INSEP. La barrière franchie, l’intérieur du haut lieu du sport d’élite français étale sa rutilance. Les bâtiments en brique éclatante s’éparpillent autour d’espaces verts entretenus aux cordeaux par une armée de jardiniers. Il faut longer la piste, les tennis, la salle de tir à l’arc Flûte, laisser sur la gauche la superbe halle couverte, pour trouver tout au fond le bâtiment Nelson Paillou. C’est là au 2ème étage, au-dessus de la belle salle de basket, que Jean-Claude Vollmer a installé son fief.

Il s’esclaffe en nous expliquant que son bureau est prévu pour quatre personnes. Il l’occupe seul, mais il ne reste quasiment plus un espace libre, et nous avons du mal à trouver deux chaises à côté de la gamelle de son chien « Ailé », en permanence collé à ses basques, qu’il a nommé ainsi en référence à « Haile », son athlète préféré.

Les armoires, les tables, les sièges, tout est squatté par des piles de documents, revues, livres. On y retrouve dans un désordre total la collection complète du « Miroir de l’Athlétisme », des « Equipe Magazine » en pagaille, tous les annuels « Athletics », des ouvrages en anglais, en allemand, des textes publiés dans « Science of Running », sur le blog de Steve Magness, posés telles des reliques, comme ce compte rendu d’une « Journée internationale consacrée à la course » qui s’est tenue en mars 1958 à Karlsruhe.

Jean Claude Vollmer dans son bureau de l'INSEP

Jean Claude Vollmer dans son bureau de l’INSEP

Une véritable antre consacrée à l’entraînement, « la passion de toute ma vie », comme il me le souffle, qu’il a dû, un temps, abandonner pour assumer ses fonctions de directeur du Haut Niveau à l’INSEP. Et qu’il a retrouvée il y a un an à la suite d’un changement de directeur de la structure, le reléguant hors de l’organigramme. Et Jean-Claude Vollmer s’en réjouit : « Depuis un an, je suis revenu à ma passion. J’écris, j’ai commencé plusieurs livres. Il faut aussi rester sur le terrain pour voir des choses, voir si ça marche ! J’ai le temps d’étudier des choses que j’ai laissées en plan des années. Cela me motive intellectuellement. Entraîneur est une démarche intellectuelle, c’est une réflexion.»

Combien d’athlètes j’ai entraîné ???

Sa réflexion, il l’a peaufinée sans relâche depuis qu’il a déboulé coach sur les stades tout jeune, il n’avait même pas fini sa propre carrière : « J’ai toujours eu la fibre ! Je suis tombé dedans… » Il commence avec ses copains alsaciens du relais 4 fois 800 m champion de France en 1977, qu’il a disputé avec eux, et il suit avec Christine Seemann, Christian Grunder, Guy Nunige, la hurdleuse Christine Hurtlin. Plus tard, il épaulera Hakim Bagy, Bob Tahri, Nadir Bosch… Et une foule d’athlètes de niveau intermédiaire, il s’étonne que je lui demande leur nombre et avoue n’en avoir aucune idée : « J’ai fait des centaines de plans. J’entraînais à l’UFR STAPS de Strasbourg, à l’ASPTT Strasbourg. » Parmi eux, deux noms le réjouissent particulièrement, Pascal Rolling, et Souad Rochdi, devenus respectivement le big boss du marketing chez Puma et à la FFA.

A son époque, le jeune athlète sur 400 m et 800 m avait été retenu pour intégrer l’Institut des Sports (devenu INSEP), mais il se blesse gravement. Sa carrière est tronquée, mais il profite de ce lieu magique pour s’enrichir au contact des entraîneurs de l’époque : « J’ai eu des mecs extraordinaires. Robert Vaussenat. Roger Dubois. Roger Thomas. Puis aux PTT Strasbourg, Gérard Gabel. J’ai eu aussi de la chance d’avoir eu Hubert Steinmetz comme coach.»

Jean Claude Vollmer écrit sur les côtes en 1974

Jean-Claude Vollmer pratique et théorise. Il s’amuse d’avoir retrouvé au fond de ses cartons son mémoire de licence écrit en 1974 ici même à l’INSEP, et consacré au travail en côtes. Il s’y inspirait de la méthode Lydiard. L’un des nombreux auteurs qu’il a lu et analysé : « J’ai toujours beaucoup écouté les autres, et toujours beaucoup lu. J’ai bénéficié à l’INSEP d’une bibliothèque unique».

Pour enrichir ses connaissances, c’est du côté de l’Allemagne qu’il se tourne, accepté à l’Université de Mayence en auditeur libre. Pourquoi ce choix ? « C’était proche de chez moi. A l’époque, il n’y avait rien de costaud en France. Ils tournaient mieux que nous dans les années 80-90. C’était mieux structuré que chez nous. »

Mais on le sait aussi maintenant, le système était très largement favorisé par des méthodes douteuses. Jean-Claude Vollmer souligne : « Oui, je le voyais. Le coach de Schönlebe avait fait un exposé sur son entraînement, il était impensable de reproduire ce schéma avec 3 heures d’entraînement par jour, des quantités énormes. A l’époque, ils avaient des dizaines de coureurs de 400 à 45 secondes, et maintenant, plus personne sous les 46’’ ! Je l’avais perçu alors sur les courbes de progression. Je me suis toujours intéressé aux chiffres. »

Jean-Claude Vollmer n’est pas dupe, mais le dopage le heurtera directement à deux reprises. D’abord dans les années 93-94. Il vient alors d’intégrer la FFA comme coordinateur du demi-fond et fond : « C’était la belle époque de l’EPO ! On en a souffert. On prenait des réflexions de notre encadrement. Si on osait répondre qu’il ne fallait pas rêver, ça passait mal. Je m’étais fait tailler car j’avais osé dire en 1993 que les Chinoises  étaient chargées. Beaucoup n’ont pas voulu voir ! »

Il arrête d’entraîner après le contrôle de Desaulty

Mais surtout, il traverse un véritable séisme en 2003 à l’annonce du contrôle positif de Stéphane Desaulty . Le coach se remet en cause : « Je l’entraînais par correspondance. C’était le seul. Mais je n’aurais peut-être pas vu plus si j’avais été sur place. » Il ne dissimule pas être tombé de très haut : « Ca m’a fait un grand choc ! J’ai mis longtemps à pardonner. » Le temps a fait son œuvre, le contact s’est renoué : « Je lui ai pardonné. Il m’a dit des choses que j’ignorais. J’aurais pu l’aider s’il en avait parlé alors. »

L’épisode le meurtrit tant qu’il le pousse à renoncer à sa passion d’entraîneur surtout qu’au même moment Bob Tahri se détourne de lui après quatre années passées ensemble : « En fait, ça ne m’a pas touché particulièrement. Les athlètes qui te quittent, j’ai accepté. D’abord, ils ne t’appartiennent pas. Et puis je suis bénévole, je ne leur dois rien. Moi aussi, je peux arrêter si j’ai envie. »

Il s’écoulera ainsi près d’une décade avant que Jean-Claude Vollmer reprenne du service sur le bord d’un stade. Mehdi Baala lui remet le pied à l’étrier lorsqu’en 2010-2011, il tente un ultime come-back. Comment résister à la demande de celui qu’il a connu tout gamin, dans ce quartier d’Hautepierre, qu’il connaît si bien pour y avoir enseigné et longtemps vécu, avec son ex-épouse alors directrice d’une école maternelle du quartier ?

Le trio Cantero-Amdouni-Chahdi le ramène sur le stade

Bryan Cantero devient ensuite son protégé lorsqu’après un détour par les Etats-Unis, l’Aixois arrive à l’INSEP. Avec dans sa foulée Mourad Amdouni, en déshérence après des années de blessures, depuis sa victoire au France de cross en 2011. Et paradoxalement, c’est  lui qui ramènera vers Jean-Claude Vollmer, son grand rival, Hassan Chahdi, qu’il a justement supplanté en 2011, mais qui demeure son ami.

Jean-Claude Vollmer ne connaît pas ce grand espoir du demi-fond français : « N’oublie pas que j’avais quitté le milieu pendant 10 ans ! » Il était bien trop occupé avec la gestion des 650 sportifs accueillis chaque jour à l’INSEP. Il accepte mais impose ses conditions à ce trio de jeunes talents : ne pas être sur la piste tous les soirs et ne plus aller en stage : « Je m’ennuierai trop… » Le coach veut s’impliquer, à sa façon. Trois ans plus tard, le trio a explosé, Bryan Cantero parti sur Lyon avec Bastien Perraux, Mourad Amdouni dans le groupe de Philippe Dupont, il ne demeure avec lui qu’Hassan Chahdi.

« Plus je vieillis, plus je m’adapte »

Les deux hommes se sont rôdés l’un à l’autre. La soixantaine a rendu Jean-Claude Vollmer très philosophe, et il accepte sans réticence les choix de son élève : « Plus je vieillis, plus je m’adapte ». Après ses brillants débuts sur semi-marathon en mars 2015 (1h01’42), les pronostics de gros chronos sur marathon allaient bon train pour l’automne. Mais ce plan bien rôdé s’est déréglé : « Hassan a presque tout arrêté cet été pour faire son stage d’ergothérapeute à Cap Breton. On a pris beaucoup de retard. »

Il l’avoue à demi-mots, il a eu du mal à gérer ces deux mois à distance et plombés par la fatigue physique du stage, mais il respecte la personnalité de son protégé : « Hassan ne peut pas faire le choix du 100% athlétisme. Il ne supporte pas de n’avoir rien à faire dans la journée. Il a besoin de s’occuper l’esprit. Il faut faire avec ! »

Et s’habituer à composer avec un athlète aux particularités physiques très étonnantes : « Il a des valeurs biologiques ridicules, en hématocrite, hémoglobine. Si tu te bases là-dessus pour faire une sélection, tu te dis qu’il n’est pas fait pour la course à pied. Mais il y a d’autres choses qui se passent dans le métabolisme, les échanges, la chaleur… C’est sûr aussi qu’il est capable d’élever très fort son niveau en compétition par rapport à l’entraînement»

Il adapte le planning selon les feedbacks d’Hassan Chahdi

Le Strasbourgeois a beau être un spécialiste de physiologie, il a obtenu un DEA, il veut élargir son champ de vision : « Quand tu entraînes, tu n’es plus physiologue. C’est autre chose. Il faut faire parler le bon sens. Ecouter. Forger sa petite idée après. Et ne pas changer tout le temps de méthode. »

Ecouter, il l’a beaucoup fait avec Hassan Chahdi, et pour l’accompagner, il a même accepté de modifier radicalement sa méthodologie. D’abord, en acceptant d’adapter constamment son planning selon les feedbacks du jeune athlète : « Lui, c’est un peu plus compliqué au niveau des temps de récup. Parfois, on ne peut pas programmer les choses exactement comme on veut. Ca ne me perturbe pas. Il se connaît bien. Il ne parle pas beaucoup. Quand il dit quelque chose, il faut l’écouter. S’il dit qu’il est fatigué, c’est qu’il l’est ! »Et il concède : « J’aurais réagi différemment il y a 30 ans. Mais je ne le vis pas mal du tout, comme un stress. Pour les jeunes entraîneurs, c’est différent. »

Il doit aussi à Hassan un virage radical dans sa préparation avec l’usage à gogo du tapis roulant. Un outil qu’il n’avait jamais vraiment intégré dans ses plans et dont il a découvert toutes les possibilités aux côtés de son  protégé. Et  ce côté novateur n’est évidemment pas pour déplaire à ce très grand curieux…

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Avant sa séance, c’est la traditionnelle pesée comme pour les lutteurs !!!

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Le réservoir à Boulder. La savane près d’Eldoret. Les pistes cyclables des Landes. Le plateau de Matemale. La forêt à Mammoth Lake. La liste des sites fétiches des marathoniens s’allonge désormais d’un inédit, le Complexe Christian d’Oriola. L’endroit, à l’architecture futuriste, mêlant bois et métal, a été construit il y a sept ans pour 55 millions d’euros, pour abriter les escrimeurs, lutteurs, et gymnastes. Paradoxalement, il est également devenu le fief d’Hassan Chahdi, il s’y est préparé cet hiver pour un nouveau titre de champion de France de cross.

Justement, l’athlète avale les marches de l’immense escalier métallique, sans accorder un seul regard à la frêle jeune fille répétant ses enchaînements, un ruban rouge à la main, dans le superbe gymnase vitré. En entrant dans la grande salle de musculation, il ne s’attardera pas plus sur les lutteurs s’acharnant sur les presses. Hassan est familier de ces lieux qu’il retrouve 2 à 3 fois par semaine. Les regards ne s’intéressent pas non plus à lui lorsque sa tenue de coureur enfilée, il circule entre les engins pour rejoindre le tapis de course placé près de la grande baie vitrée. A ses pieds, quelques kayakistes répètent des exercices barbares pour renforcer leur dos. Un rapide bonjour et chacun reprend le fil de son programme.

Pour Hassan, aujourd’hui, ce sera une séance de rythme qu’il avalera sur le tapis, comme il le fait en général une fois par semaine. Souvent, il y évolue pour un simple footing. Il est devenu un adepte de ce tapis « Woodway » depuis son arrivée à l’INSEP, et il avance pêle-mêle l’avantage de l’absence de chocs, des conditions météos, de la régularité parfaite qu’il peut y atteindre. Il explique : « Sur le tapis, j’ai de bonnes sensations. Je sens plus les appuis. Et puis dehors, je ne suis pas régulier, je cours à 14, à 16 ou à 18, je ne peux pas tenir la même allure tout le temps. Ici, je suis toujours à la même allure, il n’y a pas de virage. Je travaille mieux le relâchement sur les allures élevées. »

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C’est parti pour cette séance intensive. Le coach surveille les allures

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Sa démonstration du jour sera plus que convaincante. Il débute par un bref échauffement, suivi par quelques foulées bondissantes et ciseaux de côté face au très grand miroir dans lequel les lutteurs aiment à s’observer en plein effort. Jean-Claude Vollmer l’a rejoint, toujours accompagné par son chien, et l’accompagne jusqu’à la balance pour une pesée : « C’est important d’évaluer la perte de poids dans sa séance. »

Hassan n’a plus qu’à changer de chaussures, pour enfiler un modèle léger de compétition, celui qu’il portera pour le Championnat du Monde de semi-marathon. Il reste au coach à appuyer sur quelques boutons du tableau de bord du tapis et c’est parti pour cette ultime séance avant le rendez-vous de Cardiff. Avec au programme 8 minutes à 20.8 km/h – 3 minutes de récupération à 11 km/h – 30 minutes à 19,8 km/h – 3’30’ de récup – 12 minutes à 20,2 km/h. Et un final de 30 secondes à 23,5 km/heure, tellement ébouriffant que le tapis en bugue !

La maestria de l’athlète se révèle impressionnante. Le corps constamment en ligne, et ce n’est que sur les ultimes minutes que son visage s’incline, signe habituel de sa fatigue. Il interpelle le coach : « Combien de temps ? » Il reste 1’20’’. Jean Claude Vollmer a compris le message, et l’encourage : « Allez, on s’applique, allez, allez. » Et à peine son protégé est-il descendu du tapis qu’il lui souffle : « Tu es prêt ! » Derrière ces quelques mots sibyllins, l’espoir d’un record personnel pour le Mondial de Cardiff. Hassan sourit, et confie : « J’ai peiné, et pas seulement 5 minutes ! Mais je suis content, je ne me suis pas déchiré.»

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Après sa séance dure sur tapis roulant, séance de balnéothérapie avec bain chaud et bain froid en alternance

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Ses mollets l’ont fait souffrir, il invoque les squatts effectués la veille. Il ne mentionne même pas les 20 minutes en vélo le matin pour rejoindre son école d’ergothérapie à la porte de Bagnolet, et encore 20 minutes le soir après sa journée de cours pour revenir à l’INSEP. Et pas de n’importe quel vélo : Hassan se déplace en Vélib ! Comme le souligne Jean-Claude Vollmer : « c’est l’entraînement invisible ! »

Une partie de la vie d’Hassan qu’il lui laisse gérer à sa manière, fidèle à son crédo sur l’adaptabilité de son programme. Le jeune athlète l’avoue, il s’entend très bien avec son entraîneur. Et pourtant, ce n’était pas gagné au départ, explique-t-il : « Les débuts ont été difficiles. Je ne communique pas trop. Et lui non plus. » Mais finalement, la première méthode bâtie autour d’un duo d’entraîneurs Vollmer-Gajer  s’écroule : « C’était trop compliqué d’avoir 2 coachs » et ce taiseux choisira Vollmer : «J’avais plus d’affinités avec lui».

Des sorties longues de 1h15 maximum

Au fil du temps, le duo a développé cette méthode inédite de préparation sur tapis, que Jean-Claude Vollmer valide sur le plan théorique : « Il y a une plus grande composante verticale. Ce sont les mêmes faisceaux de musculation qui travaillent, c’est donc plus fatiguant localement. L’avantage est la régularité, il n’y a pas de virages, pas de trous. Sur le plan thermique, c’est bon aussi.» Le coach s’esclaffe en m’expliquant qu’il apprécie également le tapis, qui lui évite de faire des sorties en VTT pour accompagner son protégé durant ses fartlecks dans le bois de Vincennes, comme il l’a fait deux jours plus tôt.

Le programme s’est construit autour de cet engin, mais ce n’est pas sa seule particularité. Hassan Chahdi s’attaquera ce printemps à son premier marathon, à Rotterdam, avec un entraînement atypique. Jean-Claude Vollmer insiste : « Ce n’est pas du classique. Sa plus longue sortie est de 1h15’. Moi, je ne suis pas convaincu des sorties longues. Il fait maxi 130 bornes par semaine. »

Malgré tout, Hassan n’échappe jamais à la séance de côtes du samedi matin. Jean-Claude Vollmer, ce réformiste constamment en quête d’innovation, a conservé cet ancrage à travers les décades. Il l’avoue : « Les côtes, c’est mon pêché mignon. », une méthode qu’il avait théorisée dès 1974. 40 ans plus tard, pour cette séance tapis roulant, il flotte un air de complicité. Pour son prochain marathon, Hassan Chahdi est déjà sur tapis volant.

  • Texte : Odile Baudrier
  • Photos : Gilles Bertrand