La presse anglaise révélait ce jour le premier nom des 28 athlètes tombés pour dopage après ré-analyses des échantillons prélevés aux Mondiaux de 2005 et 2007. Il s’agit de la Turque Elvan Abeylegesse, médaillée d’argent sur 10 000 mètres à Osaka. La boîte de pandore est ouverte.

ELVAN ABEYGELESSE

Alors que l’IAAF annonçait son intention de dévoiler l’identité des 28 athlètes accusés de dopage suite aux ré-examens des échantillons prélevés lors des Mondiaux de 2005 puis 2007, un nom vient de sortir du lourd silence qui enveloppe cet énorme scandale.

Il s’agit de la turque Elvan Abeylegesse médaillée d’argent sur 10 000 mètres à Osaka.

Cette annonce n’est pas une surprise car depuis l’arrivée de cette athlète d’origine éthiopienne sur le circuit international, de fortes suspicions pesaient sur ses maigres épaules.

Celle-ci avait été recrutée en 1999 alors qu’elle n’était qu’encore que junior, puis naturalisée pour construire une équipe turque d’athlétisme de stature internationale. Mais les pratiques des entraîneurs nationaux laissaient supposer des méthodes peu orthodoxes empruntées aux pays de l’ancien bloc communiste.

Elvan Abeylegesse avait marqué de son empreinte le demi fond mondial lors de la décennie 2000 en remportant également l’argent sur 10000 puis sur 5000 lors des J.O. de Pékin, trois titres européens (piste en 2010 et cross en 2001). Ces médailles pourraient également lui être retirées. Elle avait ouvert la voie à une immigration de nature « sportive » pour gonfler artificiellement l’équipe turque de coureurs est-africains.

La presse anglaise s’est aussitôt félicitée de cette nouvelle car Jo Pavey, 4ème à Osaka (championne d’Europe sur 10 000 m à Zurich l’an passé) pourrait se voir décerner 8 ans plus tard, la médaille de bronze.

Alors qu’en cascade, l’Américaine Gara Goucher serait médaillée d’argent.

Selon les informations filtrant sur ces 32 cas positifs représentant 28 athlètes, 10 médaillés pourraient perdre leur bien au profit d’athlètes ayant été spoliés trop longtemps.

A ce titre, le cas du 3000 mètres steeple d’Osaka requière une attention toute particulière car la française Sophie Duarte s’était classée 5ème de la finale derrière deux athlètes russes. La vérité va-t-elle là aussi surgir dans cette rivière de mensonges ? La boîte de pandore est enfin ouverte.

Texte Gilles Bertrand

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