L’annonce de la suspension de Hamza Driouch il y a quelques jours éclabousse maintenant Mo Farah. Le Britannique a partagé l’entraînement du Qatari durant son stage en Ethiopie de ce début d’année 2015 alors que Hamza Driouch était suspendu depuis fin décembre 2014.

 

FARAH

 

Les réseaux sociaux ont parlé. Les photos de Mo Farah aux côtés d’Hamza Driouch pullulent. On les retrouve sur le Facebook de Mo Farah, sur son twitter, sur le Facebook d’Hamza Driouch, sur son twitter, sur son Instagram. On y voit Mo Farah posant à côté d’Hamza Driouch, dans un groupe où pointe aussi l’Américain Ryan Hall. D’autres photos sont des selfies de Mo à côté d’Hamza, en train de manger et boire du coca, dans un bus avec d’autres athlètes.

Les clichés les plus problématiques dévoilent Mo Farah sur une piste en pleine séance avec juste derrière lui le jeune Hamza Driouch. La presse britannique en a fait ses choux gras, le site du « Daily Mail » a lancé la polémique sur la présence en début d’année aux côtés du double champion olympique d’un athlète suspendu depuis décembre 2014.

Mais le plus monstrueux est qu’il s’avère selon les informations du site américain Letsrun que l’IAAF avait détecté dès août 2012 que Hamza Driouch se dopait… Pourquoi la suspension a-t-elle tant tardé à venir ? On le saura peut-être un jour. Ou pas !

Mo Farah ne connaissait pas Hamza Driouch ?

Quoi qu’il en soit, le Britannique se retrouve dans une proximité embarrassante avec un tricheur patenté. Pour se défendre, il a préféré soutenir ignorer qui était Hamza Driouch, et sa fédération est venue à son secours, en reprenant cette même ligne. Les deux membres de la Fédération Britannique qui avaient rendu visite à Mo Farah en Ethiopie durant son stage, Neil Black et Barry Fudge, ont également nié savoir qui était Hamza Driouch.

La Fédération a expliqué auprès du « Mail on Sunday » qu’ils s’étaient appuyés sur Jama Aden, le coach d’Hamza Driouch, pour organiser le séjour de Mo Farah au centre d’entraînement de Sulalta créé par Kenenisa Bekele. C’est ainsi Jama Aden qui aurait eu pour mission de recruter des sparring partner pour Mo Farah.

Le coach somalien employé par le Qatar a adopté lui aussi pour l’attitude de l’ignorance. Il a ainsi prétendu à la Fédération Britannique qu’il ne savait pas que son athlète était suspendu depuis fin décembre 2014, et qu’il ne l’aurait appris que lors de l’annonce publique il y a une semaine seulement.

Mo Farah n’a pas travaillé avec Jama Aden ?

La situation s’est encore compliquée lorsque Ricky Simms, le manager de Mo Farah, a opté pour une autre version, c’est Mo Farah lui-même qui aurait organisé son séjour, et pris contact avec des athlètes sur place, qu’il aurait rémunérés pour faire office de sparring partner durant ses séances.

Avec cette théorie, Ricky Simms dégage ainsi Mo Farah de tout lien avec Jama Aden, devenu depuis l’affaire d’Hamza Driouch, l’un des coaches d’athlétisme les plus décriés, avec ce dopage sur un athlète de seulement 17 ans…

Pourtant sur les photos postées sur le FB d’Hamza Driouch, on distingue bien Jama Aden sur la piste, le chrono à la main, orchestrant visiblement la séance de tous les athlètes présents avec Mo Farah.

Texte : Odile Baudrier

Photo : FB de Hamza Driouch

FARAH ET DRIOUCH